Ce qu’il me reste des Beaux-Arts
Mercredi 25 juillet 2007
Un clic sur l’image, pour un aperçu de mon livre de fin de première année
Août 1997, je déménage de Nîmes (en passant par mon Ardèche natale) pour m’installer à St Étienne … Cette ville c’était pour moi “le trou du c** du monde”, et s’y installer en pleines vacances scolaires, ça n’a pas aidé ! En effet, impossible de trouver un endroit ou gloutonner une glace vanille (malgrè la chaleur accablante !) … c’est dire !!!
Au mois de Mai, j’avais passé le concours des Beaux-Arts de St Étienne donc (jury aux lunettes noires ravit que je me sois vautrée au concours des Beaux-Arts de Lyon, et oui y’a pas qu’au foot qu’ils ne peuvent pas se voir !!!) et je l’avait donc réussi … certainement grâce à ma critique acerbe de l’école de Lyon et de leurs critères de choix (trop jeune, pas lyonnaise, bac F12 …). J’allais apprendre que le bagou y’a vraiment que ça qui compte dans une école d’Art ! On peut bien faire de la m**de, tant qu’on y croit dur comme fer, on ne peut que réussir !
J’avais difficilement dégoté un appartement potable (il fallait voir, à l’époque, l’état des logements proposés … maintenant cette ville s’embourgeoise, ça n’a plus rien à voir et les loyers s’en ressentent !), mais cet appartement était en réalité une vrai perle (après 3 semaines de travaux, tout de même) : pas cher avec garage, centre ville … et face à la porte de l’école !!! Autant vous dire tout de suite que 80% des habitants de mon immeuble étaient éléves juste en face ! Trop pratique de passer la tête par la fenêtre pour voir un peu se qui se passe : j’y vais ? j’y vais pas ? Voir passer les profs, canarder ces camarades avec un pistolet à eau, faire un petit goûter pendant la pause de l’après-midi, aller faire pipi chez soi (ça c’est le vrai bonheur !) en 3 minutes chrono …
Et devenir “LA voisine” ! Par concours de circonstance, j’ai très rapidement fait connaissance avec mon voisin de palier et toute sa bande (il était arrivé à l’école une année avant moi … bien pratique), “euh t’aurais pas un tire-bouchon, 2 tabourets et 3 fourchettes ? Aller pour la peine viens manger des crêpes avec nous …”. Comme je suis une fille très sociable (dans mes bons jours), je me suis tout de suite fait adopter par la petite bande d’amis et je suis devenue “la voisine” pour tout le monde, même pour ceux qui n’habitaient pas l’immeuble ! Encore aujourd’hui, ils m’appellent tous comme ça ! Qu’est-ce qu’on a pu rigoler, et qu’est-ce qu’on rigole encore quand on arrive à se retrouver ! Ils ont étaient ma famille d’adoption pendant 3 années, on a partagé nos sorties (dont des vernissages mémorables), nos soirées (concours de crêpes volantes par dessus le toit de l’école), nos délires (batailles d’eau d’une fenêtre à l’autre) …
Je ne vous oublierai jamais “les voisins” …
















